lundi 21 novembre 2016

Argentina nos vamos

Samedi, dimanche et lundi
Après avoir rejoint Buenos Aires ce samedi, nous avons repris nos habitudes dans un quartier que nous connaissons par cœur: nous avons flâné. 
Ce dimanche, nous sommes retournés vers Recoleta pour aller voir la fleur métallique de 20m de haut qui orne un jardin de la ville. Aller à pied, retour en bus. 


Comme tous les dimanches, il y manifestation dans notre quartier. Aujourd'hui, ils confectionnent la pizza la plus longue de Buenos Aires: 500m de long. On aura le plaisir de participer à une bonne-oeuvre en leur achetant empanadas et parts de pizza pour le déjeuner. Puis direction San Telmo, le quartier le plus animé de BA le dimanche. De nombreux marchands ambulants rue Defensia et milonga sur la place Dorega. 


Notre séjour se termine, ce fût un beau voyage: le pays est immense; les quelques endroits caractéristiques que nous avons visités le sont aussi. Les chutes, les quebradas, les glaciers, les montagnes, tout nous Aravis.( devant la difficulté et la longue polémique suscitée par la terminaison du verbe ravir, avec s ou sans s, devant l'obstination des 2 camps, nous l'avons écrit à la savoyarde). 
Les gens sont très accueillants, on y mange et on y boit bien. À tous ceux qui ne l'ont pas encore visité, nous le conseillons. 
Nous vous remercions d'avoir partagé avec nous ce mois en Amérique du Sud. Merci pour vos commentaires et à bientôt. Il ne nous reste plus qu'à prendre l'avion du retour. Bises à tous. 

Rita, Mado, Panchito y Enrique. 

vendredi 18 novembre 2016

Patagonie: ultimo dia

Vendredi 18
Les glaciers, toujours les glaciers: lever 6h30 pour rejoindre Punta Bandera et prendre un gros bateau qui va nous balader pendant 5h au milieu des icebergs, pour aller jusqu'au front des plus gros glaciers du parc. Ils sont loin, il faut naviguer un moment avant d'y arriver, mais, même si le glacier Spegazzini est plus grand que le Périto Moreno, l'émotion est moins forte la 2ème fois. 

Quant aux icebergs, ils sont superbes, mais ...on tourne autour, presque à l'arrêt pour permettre aux photographes amateurs et professionnels de faire les clichés ou selfies que vous aurez l'occasion de voir à notre retour; subrepticement; dès que l'on vous rencontrera on vous glissera : "au fait, on vous a pas montré nos photos d'Argentine, vous voulez les voir?". Et lá, parce que vous êtes polis, vous répondrez avec un enthousiasme non dissimulé "oh oui, oh oui". Bref, vous vous laisserez embarquer dans un diaporama soporifique dont vous vous souviendrez.  

Revenons à la réalité: comme vous l'aurez compris, ce périple pour octogénaires fut un peu décevant ..un peu comme hier, on s'est fait tondre. L'organisation ne peut pas être toujours parfaite

Ça sent la fin: on se sépare

Jeudi 17
Aujourd'hui 2 groupes: la FRAPNA d'un côté et la FNSEA de l'autre. Rita et François, les écolo-citadins sont partis promener pour voir les oiseaux dans une réserve naturelle près de la ville. 


Mado et Henri, fidèles à leurs origines paysannes sont partis visiter une Estancia. 
Bref journée touristique de transition avant une dernière excursion demain dans cette magnifique région de Patagonie où les moutons s'y font tondre ( un peu comme les touristes), avant de se faire manger. 



jeudi 17 novembre 2016

Le glacier Perito Moreno

Mercredi 16
Ça y est, nous y voilà: cet immense glacier, dominé par le Cerro éponyme est un des buts principaux de notre voyage. Il est situé à quelques 80km d'El Calafate et se trouve comme El Chalten dans le parc national des glaciers. Ici, il faut payer pour entrer dans le parc. Le site est aménagé avec de nombreuses passerelles qui permettent d'admirer le glacier au nord, au sud, en face, de dessus etc...... c'est superbe. Le glacier avance de 2 m/jour et de temps en temps des pans entiers de glace tombent du front , avec fracas, et forment des tempanos( icebergs). Vue des passerelles, cette masse de glace en mouvement est impressionnante et émouvante. La profondeur des bleus est exceptionnelle. La promenade dure plus de 2h: on ne s'en lasse pas. Pour paraphraser André Dussolier dans les 'enfants du Marais; je suis bien content d'être venu.....et je ne suis pas le seul.






Retour El Calafate

Mardi 15: 
On quitte El chalten sans avoir aperçu le Fitz-Roy. Après 250km nous retrouvons El Calafate: notre dernière grande étape. C'est une ville uniquement vouée au tourisme: des hôtels, des restos, des banques, des magasins de souvenirs et des agences de voyages pour vous vendre les excursions aux alentours. La plupart des gens qui viennent là ne sont pas véhiculés et elles sont donc fortement sollicitées. Quel que soit votre choix, on vous prend à l'hôtel et on vous y ramène. Le climat y est un peu rude: température moyenne annuelle 7,5 degrés et surtout vent permanent. Ces jours-ci on se contentera de 13, presque le maximum annuel. 
En arrivant en début d' après-midi, nous avons eu le temps de faire quelques repérages en ville, puis repos.

mardi 15 novembre 2016

La laguna de los trés

Lundi 14
Aujourd'hui trekking; il a plu toute la nuit. Nous sommes dans le parc national des glaciers. 
Toute la bourgade d'El chalten est vouée à la randonnée et à l'alpinisme. C'est sous un soleil islamique que nous entamons notre balade du jour, tout en espérant une amélioration. Le sentier traverse une forêt d'arbres encroués avant de se mettre brutalement à grimper:  400 m de dénivelé sur le dernier kilomètre. Beaucoup de monde sur le chemin, surtout des groupes accompagnés par un guide. Nous avons perdu un élément (Mado) dans la dernière partie, et l'avons retrouvée au refuge pour le casse-croûte ; au total nous avons fait 18km500 aller retour et sommes "cansados". Il a failluché ( pelauquéyé) une bonne partie de la journée et les sommets étaient bouchés. Si nous n'avons toujours pas vu le Fitz- Roy, voici le glacier des Pierres Blanches que nous avons admiré au passage et la Laguna de los très, un peu dans le brouillard.

De Torres del paine à El chalten

Dimanche 13: transit 
Lever de bonne heure car nous prévoyons 6 à 7 heures pour rejoindre notre prochaine destination, et ce sans compter le temps des obligations douanières. Finalement il nous faudra  1h pour traverser la frontière Chili- Argentine, comme à l'aller.  2 bus de voyageurs devant nous et un seul guichetier, çà prend du temps . La météo n'est pas terrible et la pluie nous accompagne une bonne partie du trajet. À El chalten, même chose, les montagnes que nous espérions dégagées ne sont pas visibles et les prévisions météo ne sont guères encourageantes. Température entre 3 et 7 et fort vent pour demain.


lundi 14 novembre 2016

La balade tombe à l'eau

Samedi 12.
C'était le jour de notre balade au mirador de las Torres: hélas le temps n'est pas de la partie. On se rend tout de même vers le lieu de départ qui se situe à 50km de l'hôtel:  ce qui nous fait traverser une grande partie du parc, et nous voyons lacs bleus, guanacos, lièvres, oies en pagaille.  Le ticket d'entrée dans le parc (30 euros / pers) est valable 3 jours. Arrivés sur les lieux, le brouillard qui envahit la base des Cuernos ne s'est pas dégagé. La grande balade, ce ne sera pas aujourd'hui. Nous revoyons nos ambitions à la baisse, rebroussons chemin et nous contenterons d'une promenade vers la cascade et le mirador des Cuernos. 

Le vent souffle par rafales et nous avons du mal à tenir debout. 


Malgré cela, après le pic-nic , nous enchainerons avec le mirador des condors. Notre retour à l'hôtel se fera plutôt que prévu. Repos. 
PS: la région n'est bien fréquentée: ici un car de buses,


Ici un car de Lyonnais


samedi 12 novembre 2016

Shame on you: Torres del Paine



vendredi 11
Nous quittons El Calafate, de bonne heure en direction du Chili. En traversant la pampa Patagonienne, nous avons rencontré de nombreux animaux sauvages (guanacos, nandous) et toujours de la piste.






Les douaniers Chiliens font du zèle et de la grève perlée: résultat 1h à la frontière pour 3 guichets visités. Le 1 - immigration pour les individus, le 2 pour les voitures et le 3 pour les marchandises importées. Une partie de notre pique-nique y restera; tomates, oranges, tout à la poubelle. Le reste on l'a consommé sur place.

Nous poursuivons notre route et arrivons à destination en milieu d'après-midi.
À tous les inconditionnels du Bellachat, des Cornettes de bise, du Gabizos, des Dents de Lanfon, du Revard, du Cassini, de Chalune, du Rochail, du Canigou, du Vignemale, à un degré moindre du Mont Cindre ou du Recollet, du puy de Sancy, ou du Mont Mezenc, désolés de vous décevoir, admirez la 8 ème merveille du monde, elle se nomme Torres del Paine.




Ce site est grandiose, on ne se lasse pas de le photographier sous tous les angles, avec soleil, sans soleil, avec du vent, avec des nuages, sans nuages,....
C'est le but de notre excursion 'pedibus jambus' de demain. En attendant nous l'avons approchée: nous sommes à 50m au dessus de la mer, les glaciers fondent dans les lacs et le vent souffle à  130 km/h.

Lievres et oies sauvages nous  font la fête. C'est magnifique.!!!!

vendredi 11 novembre 2016

Transit vers la Patagonie.

Jeudi 10.
Journée voyage: nous restituons le véhicule de location et prenons l'avion pour El Calafate. Nous aurons finalement fait 1300 km dans la région du Nord-ouest. La conduite en Argentine est un peu spéciale, surtout en ville. Chez nous, c'est priorité à droite, chez eux c'est 'au plus gonflé '. Il faut donc être très vigilant, faire attention au sens des rues et aussi éviter les trous. Les feux tricolores ont la particularité de se situer après les carrefours. Leur parc automobile est assez vieux; Peugeot et Renault sont très implantés et 504, R12, R6, 4L sont encore très nombreuses. Ils sont aussi très adeptes du pick-up: les neufs Toyota, Ford, Wolswagen côtoient les vieux Chevrolet ou Ford. Pour les pistes, rien de mieux! on se demande toutefois comment ils font pour se les payer. Sûrement au détriment du confort de la maison.
Après une escale d'une heure à Buenos-Aires, nous rejoignons la Patagonie: la température a changé, 20 degrés de moins qu'à Salta. Les habits chauds qui jusqu'ici étaient au fond de la valise vont remonter à la surface. Le temps de la semaine à venir ne s'annonce pas exceptionnel. Il semblerait que nous ayons mangé notre pain blanc.

Rio Colorado et quebrada de las Conches

Mercredi 9
Avant de quitter El Calafate, nous décidons de randonner 1/2 journée. La balade du Rio Colorado nous attend: petit dénivelé(400m), mais chemin très escarpé,  qui traverse en permanence le ruisseau et avec une végétation agressive: cactus, plantes qui piquent et qui coupent. Au départ de la balade, quelques guides indiens attendent le touriste pour l'accompagner jusqu'aux cascades; nous n'en n'avons pas pris, nous avions une trace GPS. On s'est mélangé les pinceaux entre chemin de montée et chemin de descente, mais nous sommes arrivés au bout. 


Après 2h de montée, les dames se sont baignées dans le Rio: randonner par 32 degrés donne chaud et soif! Au retour pique-nique et retour à Salta par la Quebrada de las Conchas. Des vignes et des Bodegas puis un paysage de canyons immenses et de montagnes colorées. 



Nous revenons une 3eme fois à l'hôtel Samka où nous sommes devenus tellement habitués que nous fixons nous mêmes les prix de la nuit aux employés qui ne nous auraient pas reconnus. 

Valles Calchaquies

Mardi 8: 
Nous quittons Cachi et sa population très marquée indienne.


 La piste au Sud de ce village est agréable, le terrain dur faisant place à du terrain plus sablonneux. Par moments escarpée et sinueuse, on a l'impression d'être sur un toboggan.  Sur les 180km qui nous séparent d'El Calafate, seuls les 20 derniers sont goudronnés. La première partie manque un peu d'intérêt par rapport à la quebrada de las flechas. Ici le paysage est grandiose, la configuration des montagnes y est très particulière. De nombreux arrêts seront effectués pour faire des photos et admirer de près ces flechas. 

Peu avant notre destination le paysage change et fait place aux vignobles. Cépages 'Malbec', Cabernet Sauvignon; les pieds de vigne sont hauts (1,80m), les plus vieux sous forme de treille, les plus jeunes bien séparés pour faciliter la mécanisation. 

 Dès notre arrivée, petite dégustation à la Bodega Nanni. 

Leur blanc est très bon, leur rouge un peu 'lourd'. Nous n'achèterons pas: les valises sont déjà assez lourdes. Soirée tranquille à El Calafate, glaces au vin, dîner et partie de cartes (comme d'habitude). 

mercredi 9 novembre 2016

Parc national de los cardones

Lundi 7.
Aujourd'hui, direction Cachi. Après avoir quitté la plaine de Salta, nous revoilà à l'assaut des plateaux andins, cette fois ci en passant par la cuesta del Obispo ( côte d' l'évêque). 20km de lacets sur piste pour 1200m de dénivelé. 

Presqu'au sommet,  une courte promenade à pied dans le vallon enchanté ( valle encantado) nous permettra de pique-niquer à l'écart du peu de circulation qui traverse le plateau en cette saison. À ces altitudes les vaches et les bourricots n'ont pas grand chose à manger. 

En haut de la côte, le paysage change et débute le parc des Cardones. Une pampa immense sans végétation, puis des cactus à perte de vue. 


Après être descendus jusqu'à 2300m, nous voici arrivés à Cachi. Nous sommes dans la région la plus pauvre d'Argentine: nous allons loger dans une cabana à l'écart de l'agglomération. Une maisonnette avec 2 pièces cuisine et salon. Confort sommaire mais suffisant.

Ruta de la Cornisa

Dimanche 6. Direction Salta par la Ruta de la Cornisa. 
Bon anniversaire à Rita. Mais quel âge a t-elle donc? Le même que le nombre attribué au département des Hautes Pyrénées; que ceux qui n'ont pas fait d'efforts en géo, ou qui n'ont pas travaillé aux PTT cherchent. Elle remercie tous ceux qui ont pensé à elle et qui se sont exprimés via les commentaires ou les mails. 
La route de la Cornisa traverse une abondante forêt tropicale et longe quelques barrages artificiels. En ce dimanche, nombreux sont les argentins qui s'adonnent au pique-nique en famille et qui font leur 'asado' (grillades) aux bords des lacs ou carrément dans les rivières presque asséchées en cette saison. 

Nous avons lambiné jusqu'à Salta, rejoint notre hôtel habituel, et ensuite pris le téléphérique jusqu'en haut du Cerro St Bernardo pour dominer la ville. 
Après cette promenade, nous sommes allés fêter les .. ans de Rita. Vive la Caipirinha !!! Les rues de la ville se croisent perpendiculairement, ce qui nous a facilité le retour.

La sierrana del Hornocal

Samedi 5
Ce matin, tout d'abord petite promenade dans Purmamarca et à travers les montagnes multicolores qui l'entourent (1h). 


Le village est très touristique et peuplé principalement d'Argentins d'origine indienne qui, comme chez Décathlon, parlent le Quechua. La Bolivie et le Chili ne sont pas très loin. 
Ensuite nous nous sommes dirigés vers Humahuaca, notre destination la plus au nord et célèbre par sa quebrada.  Notre objectif est le point de vue qui va nous permettre de voir l'Hornocal de près. Il est situé à 25km de la ville et est accessible par une piste, qui nous fait passer de 3200m  à 4350m. Le terrain est caillouteux et il nous faudra 1h pour y arriver.  Une redevance de 40 pesos (2,4 euros) nous sera demandée pour accéder au point de vue. Le spectacle est ' maravilloso'; si les chutes d'Iguazu méritent 5*, l'Hornocal en mérite 4 à l'unanimité des voyageurs.





Au retour on passe le Cadran solaire géant qui marque le tropique du Capricorne, soit latitude -23,6 degrés, la même qu'à La Réunion. 
La température du jour s'est située entre 16 degrés à 4350m et 26 degrés dans la plaine à 3200m. Le beau temps continue de nous accompagner. Et tous ces chiffres, ça vous gave pas un peu?

dimanche 6 novembre 2016

Les hauts plateaux: Le Paris-Dakar

Quelques courses pour le pic-nic de midi et nous voilà partis: nous avons commencé par tergiverser à la sortie de Salta: trop d'instruments de navigation à bord. 1 GPS à qui on ne fait pas confiance, un copilote officiel qui manipule le GPS, et 2 lectrices de cartes peu détaillées. Résultat : une rue à contra- mano et quelques arrêts avant de trouver la RN 40. Dès que nous avons quitté l'agglomération la route devient piste, plus tard elle sera à nouveau goudronnée et en fait sur les 330km du jour, nous avons fait au moins 100 bornes sur piste à maxi 60, mini 30 km/h. 
Notre destination du jour est Purmamarca, par les hauts plateaux, via San Antonio de los cobres, Salinas Grandes et ensuite le col de Lipan. 
Altitude de départ 1200m, le plateau est environ à 3500m, les cols sont eux à plus de 4000 et Purmamarca à 2400m. 
La première partie du trajet est pittoresque, nous voyons nos premiers cactus géants à la quebrada del toro où passe le 'tren de las nubes' (train des nuages)


 Les premiers animaux andins apparaissent dès que nous prenons de l'altitude : lamas et vigognes surtout.
 Le berger, lui, n'apprécie pas le touriste, ou la photographie: il nous a gratifié d'une remontée énergique de ses parties genitales apres l'avoir photographié. Pour ne pas être en reste, je lui répondis par un 'cardone levantado' (doigt d'honneur).  


San Antonio de los cobres est une ancienne cité minière sans intérêt, le temps de signer le livre d'or à l'Office du tourisme, nous voilà repartis sur la piste en direction de Salinas Grandes. Comme d'habitude, juste l'angoisse de s'être trompé de route après quelques km, et nous voilà à fond de 3eme pour notre Dakar.

 Après maintes suppositions sur le numéro de la route sur laquelle nous nous trouvons, nous sommes rassurés par des Suisses naviguant à la tablette sur Google maps.  Un petit détour pour faire une photo près de l'immense lac salé



 et c'est ensuite le Col de Lipan à 4170m et la descente en lacets vers Purmamarca. Route magnifique fréquentée par les camions venant du Chili.

samedi 5 novembre 2016

Shame on us


Jeudis 3 novembre.
Nous allons changer de région. Espérons que aerolinas argentinas sera efficace. Nous partons ce jour pour Salta, via Cordoba avec seulement 25 mn pour changer d'avion.
Ce matin avant de partir, nous avons fait une petite marche jusqu'au 'hito de las 3 fronteras' le point où les 3 pays Paraguay, Brésil et Argentine se touchent. En fait c'est juste à la confluence des fleuves Iguazu et Parana. Symbolique, car rien d'exceptionnel. La ville de Puerto Iguazu est assez sale; construite dans la forêt, l'architecture y est assez disparate, vieilles maisons et hôtels modernes côtoient des habitations beaucoup plus pauvres. L'infrastructure du réseau électrique ressemble a celle de Madagascar: les fils pendouillent aux carrefours. 
Aujourd'hui donc, pas grand chose à vous raconter sur ce que l'on voit; alors on va vous parler de ce que l'on mange, et de ce que l'on boit. 
Les petit-déjeuner sont corrects. Le café et le thé sont généralement servis 'con leche', faut donc préciser à la commande. On peut les accompagner de pain grillé et de croissants ( medialuna). Jus de fruits, fruits et pâtisseries locales les complètent. 
Le midi, selon les endroits et selon les activités, nous nous contentons de peu: empanadas de poulet, de viande, de fromage et jambon, voire croquettes aux mêmes ingrédients. C'est pas de la grande gastronomie. La bière n'est pas chère, presque le même prix qu'un café. 
Le soir, on se rattrape: caipirinha à l'apéro, viande, et dessert.

Leur réputation pour la viande n'est pas usurpée: le bife de lomo (steak de boeuf), 
le bife de chorizo(côte de boeuf), chuletas de cerdo( côtes de porc) sont délicieux. 

  Ne pas oublier le vin. Ils ont de très bons rouges de cépage 'malbec': jusqu'ici le 'lopez' et le 'alta plana' ne nous ont pas déçus. 

Rita hier au soir était 'un poquito borracha'; beaucoup de gestes, rires intempestifs, et parler fort. Heureusement la chambre n'était pas loin. Comme nous étions tous dans la même, nous avons eu droit à un duo musical improvisé dû aux ronflements de Pancho à la basse  et de Rita aux aigus. 
François a photographié quelques plats: vous pourrez constater que le dessert à été reconstitué avant photo: les effets du vin en fin de repas nous ont fait oublier que nous devions faire les photos avant consommation. Il s'agissait d'une pomme caramélisée avec de la glace: un délice. 
Efficacité de Aerolinas éprouvée: 10mn ont suffi pour passer de l'avion de Cordoba à celui de Salta. Muy bien. Comme il était tard, nous n'avons fait qu'une visite rapide de Salta. Ci-dessous, vingt dieux la belle eglise.